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 Le Transhumanisme dans les lois de Bioéthique !

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AuteurMessage
Marc



Messages : 1260
Date d'inscription : 05/10/2008
Localisation : Athènes

MessageSujet: Le Transhumanisme dans les lois de Bioéthique !   Mer 11 Mar - 17:30

Bonjour à tous,

* J'ai commencé à aller faire un tour sur le site gouvernemental ouvert dans le cadre de la révision des lois de bioéthique.

http://www.etatsgenerauxdelabioethique.fr/


Pour rappel, ces lois, votées pour la première fois en 1994, sont révisées tous les cinq ans. Le site gouvernemental est ouvert depuis le 16 février. La consultation nationale devrait durer jusqu'à fin juin.

Si vous en doutiez, les questions soulevées par la bioéthique concernent hautement le Transhumanisme (et vice versa !)
J'invite fortement tout le monde à aller faire un tour sur ce site. N'hésitez pas à laisser vos contributions individuelles.


* Je veux attirer votre attention aujourd'hui sur le passage d'un rapport parlementaire qui se trouve en ligne sur le site en question :

Il est issu de
L’OFFICE PARLEMENTAIRE D’ÉVALUATION
DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES

Voir : http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-off/i1325-tI.asp#P2489_574249
CINQUIÈME PARTIE
NEUROSCIENCES ET IMAGERIE CÉRÉBRALE : QUELLES FINALITÉS ET QUELS ENJEUX ÉTHIQUES?

II) – DE L'HOMME RÉPARÉ À L'HOMME AUGMENTÉ

B - LE TRANSHUMANISME : LE DÉTOURNEMENT À DES FINS NON THÉRAPEUTIQUES DES IMPLANTS CÉRÉBRAUX

2 - La convergence des technologies et le transhumanisme

Il y est question de la manière dont les experts consultés par notre représentation nationale abordent le Transhumanisme.
Il me semble donc que tous ceux qui s'intéressent à ces questions devraient le lire attentivement.

Je vous mets en [quote] les deux pages qui nous concernent le plus directement.

Citation :
B - LE TRANSHUMANISME : LE DÉTOURNEMENT À DES FINS NON THÉRAPEUTIQUES DES IMPLANTS CÉRÉBRAUX

1 - L’homme réparé/ l’homme augmenté

Les implants sont utilisés à des fins thérapeutiques. Mais qu'adviendra-t-il si l'on commence à les poser pour augmenter la mémoire ou améliorer les vitesses de calcul ? Pour le Professeur Jean-Didier VINCENT, Professeur à l’université de Paris Sud-Orsay, directeur de l’Institut de neurologie Alfred Fessard, Membre de l’Académie des sciences, « l’homme est parvenu à un tournant radical de son histoire où il prend conscience qu’il ne réalisera jamais le rêve cartésien d’être maître et possesseur de la nature. Il est devenu l’esclave d’une nouvelle nature une nature artificielle, qu’il a lui-même produite, une nature supérieure à la misérable natura naturans dont nous sommes les produits naturels. Il cherche aujourd'hui à échapper à cette calamité en alignant son corps sur ses instruments. Grâce à l’engineering de l’humain, extrême perversion de l’offre et de la demande, on imite les objets que nous avons fabriqués. Longtemps, l’homme a été le modèle de la machine ; aujourd'hui, la machine est le modèle de l’homme. L’enjeu n’est donc plus d’imiter la nature mais de créer une nouvelle nature ».

Il s’interroge : « Faudra-t-il y voir une évolution normale vers une sorte de transhumain ou s'agit-il d'interdire dès à présent les applications autres que thérapeutiques ? Dans ce cas, où s'arrête la thérapie ? Les lunettes que nous portons nous améliorent-elles ou nous soignent-elles ? »

Pour le Professeur Jean-Claude AMEISEN, président du Comité d’Éthique de l’INSERM, « la problématique de l’homme transformé touche toutes les branches de la médecine mais se pose de manière plus aiguë en neurosciences. Si on demande à quelqu’un s’il veut être augmenté ou amélioré, il y a peu de chances que la réponse soit non. Si on lui demande, en revanche, s’il veut être modifié, la question devient : quels seront les avantages, les risques, les bénéfices ? Le langage n’est pas neutre. Parler de modification induit la question de la réversibilité, de la dépendance, des bénéfices et des risques, qui est toujours une question contextuelle, changeante. Les mots utilisés sont importants. »

Selon lui, l’autre interrogation porte sur : « qui manipule qui ? » : « Les interfaces homme/machine sont fascinantes : piloter un ordinateur par la pensée, manier une prothèse et ressentir ce qu’elle envoie comme sensation est extraordinaire. Il y a vraiment des avancées fantastiques dès qu’on interconnecte et que la pensée peut directement avoir un effet moteur. Mais il faut être sûr que c’est l’autonomie de la personne qui est aux commandes et non la personne qui est contrôlée de l’extérieur ». Pour le Professeur Didier SICARD, président d’honneur du CCNE, la notion anglaise intraduisible en Français de « enhancement » a nécessairement pour contrepartie la dépendance. Le dopage d’un sportif n’offre pas une vision très éthique de l’existence. Comment le fait de combler un cerveau par un logiciel y parviendrait-il ? Le CCNE dans son avis n°96147 « Questions éthiques posées par les nanosciences, les nanotechnologies et la santé » s’interroge sur « le risque de réduction d’un être humain à l’univers de ses paramètres génétiques et biochimiques est aujourd’hui, et encore plus demain, évident. La facilité avec laquelle l’observateur aura accès à un ensemble considérable de données, permettra d’identifier instantanément telle personne à tel profil. Le patient ou le sujet « code barre » sera né et on peut imaginer les crises soulevées par cette accessibilité de l’intime biologique à des institutions extérieures pas toujours bienveillantes, avec un risque de croisement santé-assurance-employeurs ».

2 - La convergence des technologies et le transhumanisme

Le Professeur Didier Vincent décrit le programme américain qui comprend quatre voies technologiques convergentes vers le « post-humain ». Les biotechnologies seraient les premières utilisées, les nanotechnologies tireraient l’ensemble, complétées par les technologies de l’information et les sciences cognitives. Le gouvernement fédéral des États-Unis a doté ce programme couramment appelé NBIC de plusieurs milliards de dollars. On peut considérer le projet comme la première pierre officielle de ce que ses adeptes conviennent de nommer trans-humanisme et qui n’est rien d’autre qu’un état intermédiaire vers le post-humanisme.

Les biotechnologies se proposent non seulement de soigner, mais aussi d’augmenter les capacités « enhancement » de l’homme. Le dernier rapport du United States presidential council of bioethics s’intitule d’ailleurs Beyond therapy : au-delà de la thérapie.

Selon lui, la convergence des technologies s’annonce dans ce domaine d’une redoutable efficacité ; il rappelle le contenu du document officiel de l’autorité fédérale américaine, la National Science Foundation, (NSF) qui a lancé en 2002 ce programme interdisciplinaire. Les nanotechnologies forment l’ossature du projet. « Quand les technologies du xxie siècle convergeront, l’humanité pourra enfin atteindre, grâce à elles, un état marqué par la paix mondiale, la prospérité universelle et la marche vers un degré supérieur de compassion et d’accompagnement. »

Le projet, tel qu’il est défini au départ par Kim Eric DREXLER au Massuchussetts institute of technology (MIT) en 1980, prétend que ces machines rivaliseront avec la nature : ce que celle-ci a fait, l’homme, avec son intelligence, doit pouvoir le faire. L’alliance déjà ancienne, notamment sur le plan idéologique, des sciences cognitives et des sciences de l’information se poursuit par exemple dans l’augmentation exponentielle des capacités des ordinateurs : on peut ainsi extrapoler la loi de MOORE et l’utilisation de machines hybrides combinant neurones humains et éléments électroniques, parallèlement à une connaissance à haute résolution de l’architecture du cerveau.

« Quel doit être la place de l’Europe dans cette course, ou plutôt dans cette fuite en avant animée par un principe « d’immaîtrise » que l’on pourrait aussi appeler, avec Hans JONAS, principe d’irresponsabilité ? » se demande le Professeur VINCENT. Il considère que « l’Europe ne doit ni concurrencer le programme américain, ni le suivre aveuglément, mais affirmer sa place de foyer original pour tout ce qui concerne l’évolution de l’homme, ce qui ne sera pas simple et pourtant ne pourra se décider qu’à l’échelon européen. »
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Jack



Messages : 240
Date d'inscription : 27/10/2008

MessageSujet: Re: Le Transhumanisme dans les lois de Bioéthique !   Jeu 12 Mar - 18:14

*lu et en cours de traitement * Wink
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Le Transhumanisme dans les lois de Bioéthique !
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