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 Le clonage humain n'est pas un crime

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Parti futuriste



Messages : 122
Date d'inscription : 17/12/2011

MessageSujet: Le clonage humain n'est pas un crime   Mar 19 Juin - 2:04

http://horizon2050.fr/2012/06/22/non-le-clonage-humain-nest-pas-un-crime/
Triste civilisation toute apeurée, toute diminuée. En France le clonage humain reproductif est considéré comme un crime contre l’humanité et puni par la loi de 30 ans de prison, et de 7 millions d’euros d’amende. Pour être concis, je vais essayer de démontrer en quelques lignes, et avec quelques arguments malgré tout assez simples, pourquoi je considère cette loi comme absurde voire… immorale.

Essayons de visualiser les choses. Si je donne volontairement mon ADN pour être cloné, c’est que je suis consentant pour le faire. N’est-ce pas la base même de toute morale saine: la responsabilité de ses propres actes, qui peut aller, jusqu’à la liberté de l’autrui ? En me clonant, je crois, très honnêtement, que je ne viole les droits de personne. Je ne tue personne, je ne blesse personne, je ne vole personne, je n’agresse personne, et je n’ai même pas l’étincelle d’un soupçon d’une idée d’une envie de faire du mal à qui que çe soit. Comment pourrais-je alors commettre un crime contre l’humain, alors qu’aucun être humain n’aura eu a souffrir de mes actes ? Comment le clonage humain, qui ne produit aucune victime humaine, peut-il être considéré comme un crime contre l’humanité ? Le clonage humain crée la vie! Et l’on peut ironiquement reprendre les principes des mouvements anti-IVG à notre avantage!

Supposons – idée assez crédible pour qui connaît les théories de la singularité technologique, que je réalise un ou plusieurs clones réussis de moi-même dans quelques années. Quel griefs pourraient bien avoir les autorités? Est-ce que j’aurais commis le moindre mal contre quiconque? Est-ce que j’aurais violé le droit de qui que ce soit? Nullement! Alors dans ce cas pourquoi considérer le clonage comme un crime ? Une éthique religieuse héritée des monothéismes, à l’oeuvre même parmi les auto-proclamé non-croyants pourtant si respectueux de tous les principes moraux de leurs vrais faux créanciers de la foi ? Ne sommes-nous pas censés vivre au sein d’un état laïque ? Ne devrais-je pas, au moins, être libre d’accomplir ce qu’il me plaît d’accomplir, tant je ne nuis à personne ?

Si le clonage humain est réellement un crime contre l’humanité au point de le punir de 30 ans de prison et de 7 milions d’euros d’amende, il n’en est pas moins le symptôme d’une crainte en la dangerosité de l’existence même des clones (comme si cette nouveau type de « vie » venait contrecarrer tous les plans, toutes les constructions, – et tel un Iceberg étincelant, tous les Titanic de la morale in extenso du monothéisme). Dans la logique des détracteurs du clonage, ne faudrait-il pas tuer mon clone? Son existence est-elle dangereuse pour l’humanité ? Monsieur Anti-Clone pourrait ainsi en venir à proposer la mise à mort d’un être humain, donc à commettre un crime contre un autre être humain, pour protéger l’humanité, de l’existence d’un être humain; cette morale est si incohérente! Via ce très simple raisonnement par l’absurde, on peut mettre en évidence toute l’absurdité même des lois anti-clonage.

Supposons maintenant, que le clone n’y étant pour rien, on décide de le laisser en vie. Dans ce cas cela signifie que son existence ne met pas en danger l’humanité. Alors pourquoi considérer le clonage comme un crime contre l’humanité si l’existence d’un clone, ne constitue pas un danger pour l’humanité?

Comment peut-on justifier 30 ans de prison et 7 milions d’euros d’amende, si on décide de laisser le clone en vie?

De plus pourquoi 30 ans ? Est-ce que cela signifie que le danger pour l’humanité dure 30 ans. Et après il n’y a plus de danger? Qu’est-ce qui justifie une telle durée? Pourquoi 30 ans ? Pourquoi pas 10, pourquoi pas 1, pourquoi pas 0 ? Et qu’est-ce qui justifie une telle somme en millions d’euros? Qui aurait le droit de toucher ce magot ? En réparation de quoi ? A quoi correspond un tel nombre ? Une variation magique sur le chiffre sept ? Si le clonage humain est un crime contre l’humanité, est-ce que l’humanité va toucher ce butin ? Voyons les chiffres. Cela représente moins de 0,001 euro par personne. Quel crime peut justifier de 30 ans de prison pour un préjudice évalué à moins de 0,001 euro? On voit là toute l’absurdité de cette loi.

Supposons, avec plus de réalisme si l’on veut, que mon clone ait finalement un défaut, ou bien qu’il ne supporte pas son existence. Cela peut aussi bien arriver avec des enfants tout à fait naturels. Je peut transmettre une maladie génétique, ou mes enfants peuvent déprimer. Faut-il m’interdire la reproduction sexuée, sous peine de 30 ans de prison et de 7 millions d’euros d’amende, parce qu’il existe un risque malgré tout infime, que mes enfants aient une maladie génétique ou fassent une dépression ? Là encore, la trompette de l’absurde et de la contradiction raisonne dans nos pauvres têtes de pécheurs ignorants et criminels de guerre. Heureusement, il existe d’autres pays, d’autres lois, d’autres visions. Il est dommage que l’Europe, pourtant la grande génitrice du feu prométhéen et du génie dionysiaque, s’écarte avec tant de puritanisme et de passéisme si non-européens, de grandes possibilités de création, oui, d’Art, via la Science et toutes ses couleurs!


Dernière édition par Parti futuriste le Sam 23 Juin - 2:54, édité 1 fois
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Yamaela



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MessageSujet: Re: Le clonage humain n'est pas un crime   Mer 20 Juin - 1:17

Il me semble que la raison principale de l'interdiction du clonage humain ne repose, effectivement, pas sur des faits mais sur "l'éthique"... On ne résume pas l'éthique d'une nation ou d'une civilisation avec quelques exemples mais avec une réflexion beaucoup plus "globale". (Pas le bon mot mais je suis fatiguée.)
La raison principale m'a toujours paru être la suivante:
"Chaque être-humain est unique."

Un clone n'est forcément pas, par définition génétique, un être unique mais une "reproduction". Certes aucune copie n'est strictement semblable à son original, il existe toujours des variations mais elles ne permettent pas de proposer une "identité singulière". Il faut bien garder en mémoire que ce qui sous-tend les Droits de l'Homme se fonde sur le principe d'égalité des êtres-humains de par leurs différences.

[Rappel: L'égalité entre les individus n'existe que, justement, parce que nous sommes tous différents, et donc uniques. Si nous étions tous strictement identiques, notre uniformisation rendrait toute définition de l'égalité inutile et caduque de fait. Si nous pensions tous de la même manière, si nous étions tous semblables physiquement, nous n'aurions pas besoin de l'égalité pour construire "l'humanité".]

En disant que les clones ne "changent rien"... cela est faux. En fait, cela change tout. Le clonage remet forcément en question les assises morales de toutes nos sociétés, et pas seulement celles occidentales.
Et puis, un généticien ne "donne pas la vie"... il ne fait que la reproduire. Ce qui me semble très différent.

Et puis d'autres problématiques irrésolues ou que nous avions fait semblant de résoudre, supposant qu'elles ne seraient pas remises en question, se voient mises au pied du mur de par la possibilité du clonage humain: l'inné et l'acquis (que l'on pensait résolu... plus rien n'était inné et tout était acquis), la conscience de soi (considérée comme découlant de la rencontre avec "l'autre" c-f Sartre)...

Et puis de nouvelles questions se posent:
Par exemple: un clone est-il un être-humain à part entière et donc l'égal de n'importe quel autre être-humain? Si un clone commet un crime, doit-on le juger lui ou bien son "être-humain souche" (tout comme des parents payant parfois les crimes de leurs enfants mineurs), dans le sens: qui est vraiment responsable? Un clone peut-il bénéficier de la sécurité sociale ou bien doit-il être affilié au régime de son "humain-souche"? Cette question idiote menant directement à la question de l'autonomie et de l'indépendance du clone par rapport à son original... Exemple tout bête, ce fut seulement dans les années 1950 que les femmes eurent le droit, pour la première fois, d'ouvrir des comptes en banque et donc disposer librement de leur argent sans un tuteur masculin. Les clones auront-ils le droit d'ouvrir un compte en banque sans que leur "humain souche" n'ait obligatoirement procuration et droit de surveillance dessus?
Et y'en a tellement des questions comme celles-ci!

Alors, bien sûr, on peut toujours se demander si ces questions ne peuvent pas trouver réponse dans la pratique... mais je trouve que cela serait une attitude un peu irresponsable. Je n'aimerais pas du tout vivre dans un monde où les clones seraient des esclaves des humains.

Je trouve aussi particulièrement morbide de "cloner" un enfant mort pour que les parents "retrouvent leur petit" trop tôt disparu... Mais ceci, il est vrai, est un jugement moral manquant de rigueur scientifique seulement c'est un aspect du problème qui génère chez moi un vrai malaise... Ressusciter les morts... Dans le genre vieux mythe religieux cela se pose là! D'Isis ressuscitant Osiris à Jésus ressuscitant Lazare... Le clonage peut devenir une vraie dramaturgie ésotérique...

Ce qui me dérange dans votre intervention c'est que vous partez du principe que le clonage serait obligatoirement et nécessairement une décision volontaire. Mais dans les cas où la personne clonée n'a pas eu son mot à dire, qu'en serait-il? Imaginons que suite à votre décision d'être cloné une fois pour le bien de la recherche scientifique, l'entreprise qui vous a cloné vous "copie" en 200 exemplaires et vende vos clones très cher de manière illégale au marché noir pour une clientèle ravie de "vous montrer" dans son salon, de "vous" exhiber comme ses objets d'art ou animaux de compagnie précieux...

Note: J'emploie "humain-souche" ou "être-humain souche" en référence à "cellule souche" donc pas de référence politique, merci d'avance. Razz Y'a un mot qui existe pour ça, d'ailleurs? "Donneur" comme pour les organes?
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