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 Vers l'uni, ou l'aventure de la conscience

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Marc



Messages : 1260
Date d'inscription : 05/10/2008
Localisation : Athènes

MessageSujet: Vers l'uni, ou l'aventure de la conscience   Mer 8 Oct - 18:37

Je me permets de revenir sur un ancien post de Julius Berg (Mercredi 14. Novembre 2007 12:28, message #7) qui, entre tous, m’avait particulièrement plu.

Par hasard je suis en train de lire D. Simmons, Hyperion, qui cite plus d’une fois Teilhard. Je ne m’étais guère intéressé à Teilhard de Chardin avant la semaine dernière (bien que, enfant, j’ai toujours vu un gros livre avec son nom dessus dans le bureau de mon père), mais le point de vue est étonnant à trouver sous la plume d’un scholastique jésuite. Pas plus religieux que Julius, je voudrais m’employer à interpréter l’idée d’« univers » (= vers l’un) de Teilhard dans notre perspective H+.

Mon hypothèse est que l’histoire de la conscience, comme celle de l’humanité est la même que celle de la vie, voire de la matière. En tout cas, la dernière étant constituante des autres, celles-ci sont forcément régit par les lois de celle-là. Or, je suis frappé par la correspondance qui me semble constatable entre les « motivations » de ces différents niveau de l’activité matérielle.
Je m’explique. L’humain, cet animal spécifique, semble notamment se distinguer par la conscience qu’il a de lui même et surtout de sa propre mortalité. Il paraît essentiellement mû, dans la plupart des actes de son existence, par la volonté d’exorciser la mort pat tous les moyens. Il y parvient concrètement par la reproduction et l’évolution. Il montre en cela qu’il est bien représentatif du vivant, auquel correspond cette définition : vivant = capable de se reproduire et d’évoluer. J’ai été stupéfait d’apprendre qu’il ne fait là que répéter à son échelle d’organisme complexe ce qui se passe à l’échelle moléculaire de l’élaboration de sa conscience, le processus élémentaire de mémorisation relevant de la duplication de protéines (reproduction + évolution) (Si j’y ai compris quelque chose. Je me suis contenté à ce jour d’avaler l’article sur la conscience de H. Ey dans l’Encyclopaedia Universalis.).
A partir de ces considérations sur la conscience, j’en viens à formuler l’hypothèse suivante : elle serait peut-être une stratégie du vivant (type d’organisation spécifique de la matière) pour mieux garantir ses chances de perpétuation ? Après tout, lorsqu’une molécule de protéine se duplique et mute, que fait-elle sinon tenter d’échapper à la mort ?

Mais nous voici parvenus à un stade où ce « principe vital » (je vais éviter de le nommer « élan vital ». Je préfèrerais me référer à ce que l’auteur Jean-Michel Truong appelle « la créature » dans Le Successeur de pierre), incarné dans la conscience humaine, se rend compte qu’il lui faut effectuer un nouveau saut qualitatif et quantitatif. Ou plus exactement, puisqu’il a acquis la possibilité de faire ce saut, il se doit de le faire. C’est dans sa nature car, de manière très existentialiste, sa raison d’être consiste simplement à se survivre à lui-même. Dit d’une autre manière, si demain il n’y a plus aucune conscience dans l’univers pour rendre compte de l’histoire de la conscience humaine, alors toute notre agitation perd son sens. Ainsi, la « créature » soit va changer de support, soit, maintenant qu’elle commence à le maitriser, va faire évoluer son support humain afin de l’améliorer – « mélior » voulant dire ici davantage capable de se perpétuer.
C’est dans cette perspective qu’il me semble falloir placer cette remarque de Julius, avec laquelle je m’accorde parfaitement : « Pour moi, l’important n’est pas tant la préservation de l’homme tel que nous l’incarnons aujourd’hui, mais plutôt de développer notre niveau de conscience. »

Maintenant que j’ai dit un mot sur le « là d’où nous venons » et sur le « pourquoi nous y allons », il reste à m’avancer vers le « là où nous allons ».
« […] à la manière de cellules d’un macro-organisme, l’homme ne participerait il pas à la création de son propre Dieu ? » écrivait Julius (décidément, ne venait-il pas de lire D. Simmons ).
La créature /conscience, dans sa quête d’immortalité, cherchera donc à se doter du support le plus performant. Dans un premier temps, elle améliorera parallèlement les supports humains et artificiels. Elle effectuera probablement des tentatives de croisements (cyborgs, bioniques …). Afin de croître en volume, en puissance de traitement, en complexité, tous facteurs garantissant mieux ses chances de survie, elle pourrait bien privilégier le développement en réseau. Afin de se libérer de la menace permanente d’anéantissement physique, elle sera tentée d’adopter une forme qui lui permettrait de se reproduire à l’infini et à grande vitesse, ainsi que de changer de support sans délai. Pour atteindre cette faculté, il lui faudra peut-être envisager des supports dont nous n’avons pas idée. A la limite, notre modèle de réseaux informatiques nous permet d’imaginer ce que pourrait devenir une conscience transposée sur ce genre de support. C’est ce que décrivent Simmons ou Truong.
Dan Simmons va plus loin. Dans Hyperion, il imagine qu’un réseau d’Intelligence Artificielle ultra-puissantes se donnera pour objectif de créer une « Intelligence Ultime » aux facultés quasi-divine (omnipotence, immortalité …). Il se pose aussi la question de savoir si une telle intelligence n’en viendrait pas à considérer superflue l’existence de l’humain tel que nous le connaissons encore aujourd’hui.
Or, pour ma part, je n’envisage pas ces hypothèses comme des spéculations gratuites. Je voudrais au contraire les aborder (rapidement) sous le rapport logique. Si la conscience humaine reste obsédée par la peur de la mort et que s’offre à elle la possibilité de se reproduire et de s’étendre à l’infini, il me semble qu’elle devrait logiquement la saisir. Quant à l’existence de l’humain, homo sapiens sapiens, la question de sa nécessité ne se posera peut-être tout simplement pas car il me parait vouée « naturellement » à disparaître, comme Neandertal a disparu. Dans une aventure où la « créature » sera amenée à conquérir la galaxie (pour commencer), où il lui faudra affronter les espaces interstellaires et des mondes dont les conditions seront bien différentes de celles que nous connaissons sur Terre, je doute qu’elle conserve sapiens comme véhicule en l’état.
Pour résumer, nous irions donc d’une part vers un abandon de notre « enveloppe » telle que nous la connaissons et d’autre part vers la fusion, plus ou moins complète de nos consciences en un réseau dont elles chercheront à améliorer sans cesse le support, en volume, en vitesse, en puissance …
A terme, la créature/conscience aura atteint une taille critique à partir de laquelle elle pourrait avoir l’impression de sa propre immortalité. Elle demeura néanmoins longtemps loin du compte. L’univers est vaste. Même déployée à l’échelle d’une galaxie entière, qui dit que notre créature/conscience ne découvrira pas d’autres dangers mortels à sa mesure ? Il nous est sans doute impossible de savoir si la créature/conscience créera un jour une entité qui réunirait tous les attributs de ce que nous appelons un dieu. En échange, elle me semble indubitablement engagée dans « l’univers », c’est à dire « vers l’uni ».

« Comment y aller ? » est là question la plus ardue, celle dont la réponse nous incombe immédiatement. Les questions secondaires qui découlent de celle-là sont innombrables. Je serai amené à en aborder moi-même certaines, comme tous les H+ se proposent de le faire. Je donnerai mon point de vue dans plusieurs débats, mais pour conclure ce texte, je voudrais proposer deux interrogations qui guettent déjà la créature :
-> Faudra-t-il perdre l’individu ?
-> Faudra-t-il perdre la mortalité ?
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