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 N. Vita-More, Bringing Arts/Sciences and Design Into the Discussion of Transhumanism

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Marc



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Date d'inscription : 05/10/2008
Localisation : Athènes

MessageSujet: N. Vita-More, Bringing Arts/Sciences and Design Into the Discussion of Transhumanism   Mer 23 Déc - 14:11

Ci-dessous une tentative de traduction d'un article de Natasha Vita-More :
"Bringing Arts/Sciences and Design Into the Discussion of Transhumanism", The Global Spiral, février 2009.
Texte original :
http://www.metanexus.net/Magazine/tabid/68/id/10683/Default.aspx

Attention, mon texte est loin d'être parfait. Je ne suis pas traducteur professionnel, loin de là.
J'utilise un traducteur automatique (Reverso dans ce cas), puis je corrige tout ce que je peux en comparant avec le texte en anglais pour autant que je le comprenne.
Ici, je trouve l'exercice particulièrement ardu à cause du style de l'auteur.

J'espère que ce travail permettra néanmoins aux non anglophones ou aux "mal anglophones" comme moi d'accéder à l'essentiel du texte.
Ses idées de fond me semblent en effet intéressantes.

NB : vos commentaires critiques, voire vos propositions de traductions alternatives ou vos corrections sont évidemment le bienvenue.

Citation :
"Amener les Arts/Sciences et le Design Dans la Discussion sur le Transhumanisme"
Par Natasha Vita-More

Introduction

La discussion actuelle sur le transhumanisme concerne l'utilisation humaine des technologies NBIC(1) et des sciences pour augmenter la biologie humaine et radicalement prolonger la vie humaine. J'aborde ce sujet en amenant les arts/sciences et le design dans la discussion.
Les artistes et les designers ont changé la forme humaine, perceptiblement, conceptuellement et en réalité, en passant d'états existants à des états envisagés et souhaités. La perception d'un homme idéal est évidente dans la création de sculptures "sculpturales".
La conception d'un homme augmenté est évidente lorsque est imaginé un procédé fournissant des sens électroniques et des extensions robotisées.
La question centrale est maintenant que tant les adversaires que les avocats du transhumanisme se rendent compte que la possibilité de changer la forme humaine est réelle, que l'action de copier l'esprit est probable et qu'allonger la vie est faisable.


La Forme

La forme humaine continue à être un des thèmes prédominants dans les arts. Son image symbolise le cœur de la nature humaine. Le David de Michel Ange et la Mona Lisa de Vinci reflètent le profond sentiment de Pico Della Mirandola quand il dit "…il n'est rien de plus merveilleux que l'image de l'homme." (2)

L'éphèbee Kritios, de style archaïque tardif, de la période pré Classique a été sculpté avec une idéalité perçue de proportion physique et de force musculaire. Les représentations diverses de la forme humaine continue dans l'Âge D'or, se mêlant de clair-obscur et de ce que Rembrandt appelé "beweechgelickhijt" .(3)
La Proportion et la force physique évoluent vers une facilité impressionniste d'interprétation et une spontanéité par l'expérience visuelle et les effets de lumière. Au contraire, la forme humaine a été extirpée et détruite dans les morceaux ré assemblées du Cubisme. Communiquant directement avec la culture populaire, le Pop Art plus que les portraits vivants de Mao à Monroe, a transformé la forme idéalisée de l'homme en icônes. En enlevant l'icône de la popularité et [l'octroi du banal], Fluxus a troublé la forme d'interprétation avec l'art performatif lui-même. Les plates-formes électroniquement étendues des Nouveaux Médias augmentent l'homme avec des machines robotisées, comme avec Stelarc (4). La représentation conceptuelle de la forme humaine dans le design de Transbio syncrétise technologie et biologie, comme avec mon propre Primo Posthuman (5).

Dans l'Art de l'Âge Électronique, Frank Popper construit une ligne du temps de travaux encadrant des avancées dans les pratiques électroniques qui couvrent les sphères télématique, interactive, immersive, sensorielle et performative en connectant intimement la machine et l'homme. Comme Popper écrit, <<bien que l'art technologique soit clairement la forme d'art la plus représentative de notre Âge Électronique, ses implications complètes reposent dans l'avenir. Les artistes partagent un vaste champ d'exploration esthétique avec les diverses technologies électroniques.>> (6) Popper met en évidence la relation entre la technologie et l'artiste dans des travaux qui reflètent visiblement les époques dans lesquelles ils sont réalisés et dans l'incarnation de la réciprocité où tant l'artiste que le spectateur profitent de l'échange bio-électronique.

L'ensemble des pratiques qui partagent les utilisations créatrices de l'électronique et des ordinateurs cherche aussi à augmenter l'expérience sensorielle et la réalité, incluant l'artiste, le spectateur et les travaux eux-mêmes. Des expansions sensorielles affectent la réalité du spectateur par l'utilisation de la lumière et de l'espace de perceptions impactantes, comme dans l'illusion architecturale de Turrell : Skyscape. (7) La réalité modifiée par le moyen de la vidéo offre un échange sensoriel différent, en évoquant des récits émotionnels par l'ampleur pure des figures, leurs mouvements et gestes, comme dans The Greeting de Viola (8.). La présence et le réalisme de la connectivité entre l'interaction informatique et corporelle portent le virtuel et réel dans un espace partagé, augmenté comme dans les Aspects of Gaia d'Ascott : Digital Pathways Across the Whole Earth (Sentiers Numériques À travers la Terre Entière). (9)

L'augmentation humaine peut influencer et avoir un impact sur les notions traditionnelles de style classique comme celles qui ont été contexteualisées par l'histoire, en expérimentant, examinant et comprenant des objets d'art. La théorie phénoménologique de Merleau-Ponty suggère que la perception humaine stylise ce qu'elle perçoit, << … parce qu'il ne peut pas s'empêcher de constituer et exprimer un point de vue.>> (10) le système de référence d'un individu peut être typique ou énormément atypique selon ses attributs augmentés, sensoriels et cognitifs et ses capacités, suggérant une réaction sensorielle et cognitive au style plus riche.

Des expositions « virtuellement augmentées » de premier plan, comme Eyetap, (11) procurent des attributs visuels augmentés en remplaçant le champ visuel d'un œil avec une caméra et un ordinateur qui manipule les images en temps réel avec des images stylisées préférentielles. Dans un environnement cognitivement augmenté, la réalité transforme le spectateur en participant en fournissant les outils pour construire sa propre réalité personnalisée, [first-hand (sic -> première main ??)]. (12)

En évaluant les technologies et les sciences disponibles aujourd'hui, nous pouvons identifier des mythes antiques et envisager les tendances futures qui reflètent et affectent notre nature toujours changeante. Le cyborg stylisé combine l'idéal de perfection avec la machine, comme un archétype humain mythique et primaire, composé de robotique et d'électronique. Le cyborg "fera non seulement un pas significatif en avant dans le progrès scientifique de l'homme, mais pourrait bien fournir une nouvelle et plus grande dimension pour l'esprit de l'homme aussi".(13) Le post-humain cybernétique combine le passé alchimique et une future noosphère en déduisant l'immatérialité de la conscience [sic].

Pourtant, la vision transhumaniste de la forme humaine ne se comprend pas comme l'association avec un cyborg métallique ou un homme sans corps, comme Catherine Hayles(14) le suggère dans sa contribution à Global Spirit, mais comme un être synergétique, comprenant une fluide continuité de lui-même (15) à travers les temps et suggérant une identité redistribuée à travers la [sortie du corps] (disembodiment). Donc, la continuation de l'existence personnelle contribue fortement à une extension de vie radicale, ce qui est le cœur du transhumanisme. Quand j'ai conçu le prototype de l'humain futur, Primo Post-human, (16) mon but était de combiner le design avec les techniques disponibles de nanotechnologies et de biotechnologie. À la différence de la forme humaine classique, ce prototype prend l'idéal "de l'homme" et incorpore la valeur transhumaniste d'améliorer la condition humaine (particulièrement la durée limitée de la vie). À la différence du cyborg, la nature de "déploiement" du prototype est basée sur des choix prospectifs. À la différence de l'entité [privée de son corps] (disembodied) discutée par Hayles, le prototype suggère une entité redistribuée. Plutôt qu'un effacement de la forme humaine, le prototype suggère une forme trans-biologique, et la continuation de l'existence personnelle en tant qu' " organisme vivant est un système ouvert dans lequel la matière et l'énergie sont échangés dans l'environnement," (17) et pour le système humain, la conscience est intrinsèque et instrumentale. Cependant, dans la perspective du transhumanisme, "l'environnement" est compris comme "un environnement", afin qu'il soit clair qu'il peut y avoir un certain nombre d'environnements où des organismes vivants pourraient échanger la matière et l'énergie.

D'autre part, l'idée de matière n'est pas limitée à la matière biologique, mais [s'étend aussi] aux différents types de substrats, qui pourraient contenir une présence vivante ou un processus de vie dans des systèmes non-biologiques et sur des plates-formes non-biologiques [[oxymore dû semble-t-il à la mauvaise compréhension étymologique du mot "biologic". Une présence vivante, ne peut pas en effet reposer sur un système non- "bio-logique" -> logique du vivant ! Peut-être est-ce que Natasha veut ici parler de vie non carbonée ?]]. Ici, la disposition humaine à la transformation souligne l'existence régénératrice comme un but principal et la construction de sa masse, ou de son organisme, semi-biologique ou synthétique, comme un but secondaire.

Le Concept

Le design est "le processus qui consiste à prendre quelque chose dans son état existant et à le transférer dans un état préféré" (18). C'est pourquoi le design convient bien au transhumanisme. Il touche aussi aux processus adaptatifs de l'espèce humaine. Dans The Human Use of Human Beings, Norbert Wiener établit que "l'espèce humaine est forte seulement dans la mesure où elle profite des facultés innées, adaptatives, ou d'apprentissage que sa structure physiologique rend possible." (19). Ce point de vue sur la cybernétique contraste avec l'affirmation de Jean-Pierre Dupuy dans The Global Spiral quand il écrit : « la cybernétique est sensée signifier le contrôle, la maîtrise, la gouvernance …" (20) - sur l'humanité. »

Selon Alfred North Whitehead, les organismes prévoient l'avenir, choisissent des itinéraires à prendre et ensuite ajustent leur comportement en conséquence, ainsi "chaque organisme exprime un certain degré de but ou d'objectif" (21), devenant ainsi un modèle. On peut voir un tel modèle dans ce que Whitehead propose comme une vision philosophique du comportement. Un tel modèle peut également être reconnu dans la structure scientifique Viennoise de la cybernétique et le potentiel pour des organismes à être considérés comme des formations dans l'évaluation de progrès technologiques. Notamment, "on ne voit plus l'organisme vivant comme une forme permanente, mais plutôt comme un réseau d'activité. Avec cette nouvelle définition de la Vie, la philosophie du devenir remplace la philosophie de l'être …" (22) et la vie devient un processus attaché à une notion de changement.

L'adaptation

En mai 2007, le Media Lab du MIT a tenu un symposium afin d'explorer comment la technologie se mêle aux humains et afin de définir la science émergente de l'adaptabilité humaine.

L'histoire de la civilisation est l'histoire des humains et de leurs outils. L'utilisation d'outils a changé l'esprit humain, modifié le corps humain et a fondamentalement réorganisé l'identité humaine … Une science apparaît qui combine une nouvelle compréhension de la manière dont les humains travaillent pour conduire à une nouvelle génération de machines qui imitent ou aident les capacités physiques ou mentales humaines … Donner à tous, ou au moins à la majorité de cette population une qualité de la vie au-delà de la simple survie est tant le défi scientifique de notre époque que le point de départ d'une solution à la question "que signifie-t-il d'être humain". (23)

Design et Processus. "Les êtres humains exigent le changement suite à des sollicitations évolutionnaires par des stimuli. Mais comment nos sens seront-ils satisfaits dans l'avenir ?" 24 un groupe de designers au ID Fuel reconnaît que "il pourrait être avancé que la raison pour laquelle les humains sont parvenus jusqu'ici si vite grâce à la technologie, est que nous n'avons jamais été satisfaits de nos capacités physiques propres. Nos bras n'étaient pas assez rapides pour attraper le poisson, donc nous avons taillé des hameçons. Nos pieds étaient blessés quand nous travaillions pour la récolte, donc nous les avons couverts de chaussures. Nos yeux sont devenus aveugles dans la neige, donc nous avons taillé des lunettes dans du bois pour les protéger. Et, de la même manière que notre contrôle sur nos outils continue à s'améliorer, de même font les artefacts que nous développons pour nous augmenter nous-même." (25)

Etat des Futurs de l'Art Humain [?]. Considérez un domaine de la biosculpture humaine, où le corps humain, esprit et identité sont modifiés par l'utilisateur. Si le design est un processus social alors l'art de l'augmentation humaine peut être vu comme un processus d'adaptation. Pour des artistes et des designers dans les arts biologiques, l'idée de mouler ou sculpter la forme humaine a un énorme potentiel. Pour des artistes des média dans des environnements interactifs, immersifs, l'idée de la virtualité comme une identité construite possède une valeur continue indépendamment de son créateur. Tom Ray, le créateur de la simulation de vie artificielle "Tierra", suggère que "l'idée de créer la vie soit certes passionnante, mais qu'allonger la vie des humains dans les buts d'une existence continue et régénératrice ne peut pas être compris comme un mode de création esthétique dans des objets d'art traditionnels".(26)

Même si nous acceptons le Kritios, agé de 2480 années, comme une création esthétique traditionnelle, avec le temps, il s'est écroulé et a été restructuré - son corps en 1965 et sa tête en 1988. Comme la roche métamorphique, les humains sont faits d'atomes que des systèmes déconstruisent avec le temps. Nous aussi avons le besoin d'être restructuré quand nos parties s'écroulent. À l'extérieur de la sphère de ce que Ray identifie comme de l'art devenu traditionnel vient le quartette NBIC [qui constituera] les outils probables de créations esthétiques d'une existence continue et régénératrice.

La Mort

Les atomes composent des molécules et les molécules composent des cellules. Les cellules s'organisent pour composer des systèmes et les systèmes (les organes) composent un organisme. Les atomes sont, pour la plupart, indestructibles et, ainsi, immortels. Cependant, l'état le plus stable pour les atomes des systèmes vivants est celui qui les présente sous la forme de molécules, non sous la forme d'atomes isolés. Les atomes sont plus stables quand ils sont joints que quand ils sont isolés, donc vous ne verrez jamais de dégradation de systèmes vivants descendre jusqu'au niveau atomique.

La mort des cellules est connue sous le nom d'apoptose (27) -et il est théorisé que chaque cellule est programmée pour mourir. Chaque cellule contient des informations génétiques liées à sa durée de vie et ce laps de temps est différent pour les cellules selon les organes. On considère le déclenchement de la mort cellulaire comme étant une protection contre la mutation des cellules résultantes [offspring cells], qui sont plus exposées au risque que les cellules souches parentales. Selon Grey Fahy au laboratoire de cryobiologie de Médecine du 21e siècle :

« Les composants moléculaires des cellules vivantes sont constamment détruits et reconstruits de nouveau. Les modules moléculaires dureront jusqu'à ce que a) ils soient hydrolysés par la réaction directe, spontanée avec l'eau, b) ils soient transformés en quelque chose d'autre par des réactions étrangères comme l'oxydation ou d'autres formes de dégâts aléatoires, ou c) ils soient absorbés par une entité vivante et reconstruits dans cette entité. (28) »

Personnaliser la Mort. La forme humaine continue à être un des thèmes prédominants dans les arts du récit, nous rappelant les idéaux perçus par l'homme et le malheur humain. Le dénigrement de la biologie humaine n'est pas un but en soi pour les Transhumanistes. C'est plutôt l'idéal perçu "d'une continuation" au-delà des temps et la capacité de supporter - que même si nous vieillissons et tombons en morceaux, nous pouvons nous reconstruire et continuer à vivre.

Je me tourne vers Derek Parfit au sujet de l'identité personnelle et de la continuité, "… ce qui me pose questions dans la survie ordinaire n'est pas l'identité à travers le temps, mais quelque chose d'autre. […], puisque la seule chose significative en commun entre la fission et la survie ordinaire est la connexion/continuité psychologique ..." (29) Parfit suggère que les personnes sont séparées et distinctes de leurs corps, mais que l'existence des personnes n'est, en fait, rien d'autre que l'existence d'un cerveau et d'un corps, la base du réductionnisme constitutif de Parfit. Une analogie appliquée à cette compréhension est suggérée par Carsten Korfmacher :

La Vénus de Cellini est faite de bronze. Bien que le morceau de bronze et la statue existent eux-mêmes sûrement, ces objets ont des conditions de persistance différentes : si elle est fondue, la Vénus cesse d'exister tandis que le morceau de bronze non. Donc, ils ne sont pas identiques; ou plutôt ainsi est-il suggéré que le morceau de bronze constitue la statue. La même chose est vraie pour les personnes, qui sont constituées par, mais non identique avec, une physiologie, une psychologie et la présence d'une série corrélée de relations causales et cognitives. (30)

Je ne destine pas ceci à être une diversion, mais plutôt un aperçu dans un débat de plus en plus important à propos de la personnalisation de la mort. Une personne pourrait connaître une mort biologique, mais continuer, immédiatement ou séquentiellement, sur une autre plate-forme. On pourrait regarder cela comme une étape de transformation ou de transition, mais pas une mort irréversible. Cela s'appuie aussi sur la notion d'une mort facultative et provisoire – une personne donnée pourrait décider de cesser d'exister sur une "plate-forme" pour une durée de temps, mais continuer à travers un medium différent, ou cesser d'exister sur n'importe quelle plate-forme jusqu'à une date postérieure.


La Question

Selon Popper, les implications complètes de la technologie se trouvent dans l'avenir. Popper suggère que ceux qui créent partagent "une préoccupation de l'exploitation d'un spectre énorme de catégories esthétiques" avec des technologies avancées et un "… la conscience de la mesure du changement social et culturel produit par les derniers développements technologiques … provoque une relation significative entre les expériences de base de l'homme … et l'intrusion radicale et globale en elles des nouvelles technologies, dans toutes les conditions sociales, avec tous les effets avantageux, les dangers potentiels et les possibilités immenses qu'ils offrent." (31)

Je reconnais les nombreuses questions et les préoccupations qui se posent au sujet de savoir si la modification ou l'amélioration de l'homme est vraiment avantageuse et il y a une importance profonde dans la proportion entre le positif et le négatif de l'augmentation humaine. Néanmoins, la plupart de la littérature appropriée annonce, dans un consensus d'opinions, que les technologies NBIC, séparément ou ensemble - affecteront inévitablement la biologie humaine et augmenteront la durée de la vie humaine. Qu'est-ce que ceux qui travaillent dans les sciences exploratoires, particulièrement la biologie et l'extension de vie (la gérontologie), pourraient tirer de cet avis ? Ni l'enthousiasme excessif ni la négativité accablante n'offrent de solution parce que les deux options manquent de la rigueur transdisciplinaire nécessaire pour organiser l'avenir et parce que tous les deux sont douloureusement périmés en classant le potentiel de possibilités créatives dans un ou l'autre. Cela offre peu d'option sinon que de choisir entre les deux. Nous devons développer un domaine qui engage les futurs humains et l'homme transformable à commencer des discussions plus inclusives et à encourager une recherche et une étude plus profondes.

Hayles estime qu "il y a peu de discussion au sujet de la régulation de l'accès aux nouvelles technologies ou des inégalités sociales et économiques liées aux questions de l'accès." (32) La question de la distribution est un des sujets transhumanistes les plus souvent discutés, comme le prouve les nombreux espaces transhumanistes expressément développés à cette fin. Hayles continue en disant "… ou au moins que des individus transhumanistes seront parmi l'élite privilégiée qui pourra se permettre les avantages que les nouvelles technologies offriront." (33) Tandis que j'ai de l'admiration et du respect pour l'enseignement de Hayles sur beaucoup de sujets, celui-ci en est un sur lequel elle n'est pas informée. Mon programme de télévision câblée "Transcentury UPdate", qui a été émis à Los Angeles et Telluride de 1986 à 1993, diffusait de nombreuses émissions sur les questions politiques et morales liées à la technologie et des émissions sur la construction de scénarios au sujet de la distribution globale des technologies (l'énergie verte, etc). La dernière fut en grande partie basée sur le plan de distribution de Buckminster Fuller.(34) Bien plus récemment, l'Institut d'Extropy a discuté ces questions lors de son Sommet Vital Progress 2004, (35) dont le communiqué de presse expose : "aucune organisation, aucune politique, aucune personne ne devrait avoir le pouvoir absolu et l'autorité pour gêner les avances scientifiques et médicales qui peuvent vraiment aider des millions des gens dans le monde entier." (36) Et plus récemment toujours, l'Institut pour l'Éthique et les Technologies Émergeantes [IEET] aborde ces questions comme fondamentales pour notre avenir.

Le champ d'expérimentation

L'expérimentation exploratoire et la manipulation de systèmes de vie biologiques, des cellules uniques aux organismes, attirent de plus en plus l'attention sur la pratique de transdisciplinaire et la théorie dans les arts et les sciences. Comme il a été noté, certaines pratiques sont allées loin dans la zone inconfortable de la bio-ingénierie et la génétique, où résident la science et la médecine, dans la création d'expériences bio satisfaisante et l'offre d'avis sur la signification de la vie. D'un autre côté du spectre créatif, des créations exploratoires avec des particules nanotechnologiques sont devenues un véhicule moléculaire pour établir une pratique artistique et une théorie. L'homme transformable surgit quand nous combinons le biodesign et le nanodesign avec la technologie de l'information et la science cognitive ou neuroscience. La pratique et la théorie concernant la portée du "développement humain" sont, je suggère, situé au niveau de l'homme transformable. Cela devient un champ de projection concernant les futurs humains, particulièrement dans la perspective d'une extension de vie radicale.

En deux mots : les outils nécessaires se trouvent dans la convergence des nanotechnologies, de la biotechnologie, de la technologie de l'information et des sciences neurologiques et cognitives et fournissent les médias transdisciplinaires pour envisager la continuation de la vie en augmentant, prolongeant et régénérant la vie sous des formes biologiques, synthétiques et cybernétiques.

Tandis que Dupuy suggère que les sciences NBIC déshumanisent l'humanité, je les vois tout à fait différemment. Il expose, "… ils se disputent même sur le fait que nous sommes nés." (37). Au contraire, je remercie très chèrement ma mère pour ce qu'elle m'a mis au monde et regrette de ne pas avoir bénéficié de la santé et des progrès médicaux suffisants pour avoir donné naissance à un enfant vivant au terme de ma grossesse moi aussi.

L'étude

Lowry Burgess du " Studio for Creative Inquiry : Carnegie Mellon " offre une approche pédagogique pour le futur. La mission du programme expose élégamment, "des projets interdisciplinaires rassemblent les arts, les sciences, la technologie et les humanités et a un impact sur les communautés locales et globales." (38). Il semble qu'une vision grande ouverte des arts et de la responsabilité personnelle [soit liée] au champ des Études du Futur.

Cultiver des "polis pods" d'observation pour le discours sur l'avenir, y compris le transhumanisme, est opportun. Les impacts du changement affectent chacun, indépendamment du domaine dans lesquels les changements arrivent à l'origine et où les impacts sont d'abord sentis.

Considérer la forme humaine en évolution comme un objectif de recherche est impératif à cause de l'intersection entre l'augmentation humaine et l'avenir, aussi bien qu'à cause du discours universitaire se rapportant aux théories concernant cette intersection. Pendant les vingt ans passés je me suis engagé dans le champ des arts médiatiques et dans la futurologie, comme sciences humaines, concernant les technologies de d'augmentation humaine. Par cette immersion, mon opinion s'est développée au-delà des attributs biotechnologiques vers des points de vue idéologiques et une vision du monde transhumanistes, y compris concernant la biopolitique du corps et la bio-liberté personnelle de l'homme augmenté.(39) Bien sûr tout cela est orienté, influencé, par des questions comme savoir quand la vie commence et finit, qu'est-ce que l'identité dans des environnements simulés, à quoi ressembleront les hypothétiques surhumains et post-humains. J'en suis venu à comprendre qu'une approche développée de l'augmentation humaine s'étend au-delà des médias électroniques, du bioart et du design immersif. Je propose de considérer que ce qui est nécessaire est un domaine se concentrant sur l'extension radicale de la vie, particulièrement sur la convergence des technologies NBIC. Ces technologies, et la science qui les soutient, sont liées à une poussée au-delà de la durée limitée de la vie, de la sénescence et de l'apoptose vers l'existence régénératrice et la mort facultative.

Pour maintenir l'équilibre dans la discussion entre les spectateurs désabusés et le transhumanisme, nous avons besoin d'une enquête plus créative. Ajustons nos chapeaux en une inclinaison légère et engageons nous avec plus d'informations et d'expérience d'une pensée créative constructive, pour ce que "les idées évoluent de la même manière que les êtres vivants." (40)

Conclusion

Mettre les arts/sciences et le design au cœur de la discussion contemporaine du transhumanisme reflète l'idée de l'homme comme une forme qui se transforme. A travers le temps, l'approche inventive a été d'augmenter, de prolonger, de modifier et d'améliorer notre communication, notre mobilité et nos expériences du monde autour de nous. Souvent quand nos passions sont la force agissante du changement, elles sont rabaissées ou mal comprises. Pour résumer ce sentiment, je me réfère à une idée fausse d'un meilleur des mondes.

Le meilleur des mondes représente les craintes de la société envers d'éventuels résultats négatifs des technologies émergentes. C'est un paradoxe très regrettable parce qu'Aldous Huxley a emprunté l'expression à Shakespeare, chez qui elle apparaît dans le monologue inspiré de Miranda dans La Tempête –

O Wonder!
How many goodly creatures there are here!
How beauteous mankind is! O brave new world
That has such people in't!

"Les mots de Shakespeare signifiaient à l'origine quelque chose de bien différent" (41) que ce que Huxley voulait dire dans son célèbre roman "Le Meilleur des Monde." L'œuvre satirique d'Huxley est une fiction, pas une prophétie scientifique. "Quoique, pour le cynique ou le défaitiste, la vision d'Huxley semble avoir prévalu en cet âge étrange, c'est la vision perspicace de Shakespeare qui résonne plus fortement dans sa perception profonde, dans sa profondeur et dans sa puissance d'inspiration." (42). Il se peut que les débats futurs injectent un peu plus de Shakespeare et un peu moins de la crainte de Huxley.

ps : j'ai laissé les références aux notes mais ne les ai pas inclues dans ma traduction. Elles se trouvent sur le site originel du texte.
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