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 ATTAC et les nanotechnologies

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Marc



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Date d'inscription : 05/10/2008
Localisation : Athènes

MessageSujet: ATTAC et les nanotechnologies   Ven 21 Aoû - 15:52

Bonjour à tous,

Cela fait quelque temps que j'ai promis à tout le monde, aussi bien sur le forum que sur la Y!MaiiList, de vous soumettre une analyse émanant de l'association ATTAC concernant les nanotechnologies.

Le document en question étant assez long, je ne reproduits ici que l'intro et la conclusion et vous renvoie pour la totalité à la page suivante :

http://www.france.attac.org/spip.php?article9770

Citation :
Les citoyens face aux nanotechnologies

article publié le 31/03/2009
auteur-e(s) : Attac France

« Quand les technologies du XXIe siècle convergeront, l’humanité pourra enfin, grâce à elles, atteindre un état marqué par la paix mondiale, la prospérité universelle et la marche vers un degré supérieur de compassion et d’accomplissement. »

Ces fortes paroles figurent dans le document officiel américain qui a lancé, en juin 2002, un vaste programme interdisciplinaire, richement doté en fonds fédéraux. Celui-ci est dénommé Converging Technologies, mais est plus connu sous le sigle NBIC, qui désigne la convergence entre nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information et des sciences cognitives [1]. C’est le premier de ces quatre ensembles de disciplines scientifiques et techniques, les nanotechnologies, qui en constitue la pointe avancée.

C’est le célèbre physicien américain Richard Feynman qui peut être considéré comme le père du projet nanotechnologique, lors de sa conférence « Il y a plein de place en bas », présentée en 1959 au California Institute of Technology ; Feynman [2] y soulignait qu’il serait bientôt possible d’envisager la manipulation de la matière à des fins humaines à l’échelle de la molécule, en opérant atome par atome. Le projet d’une ingénierie à l’échelle nanométrique était ainsi lancé.

Avec ce fameux « nanomonde », l’ingénierie opère désormais à l’échelle du nanomètre (milliardième de mètre), sur des éléments certes très petits au regard des objets de la vie courante (par exemple 30 000 fois plus petits qu’un cheveu), mais largement plus grands que les objets observés dans les grands accélérateurs de particules. Les capacités accrues de fabrication et de manipulation d’objets, du micron (millionième de mètre) au nanomètre, ouvrent donc des perspectives tout à fait exceptionnelles, y compris d’immenses potentiels d’applications.

Avant de dégager et de préciser les domaines d’applications et les questions éthiques liées à cette approche, interrogeons-nous sur la spécificité de ce domaine scientifique, habituellement présenté comme radicalement nouveau. Ce sont en fait les deux modes opératoires à l’origine du nanomonde qui représentent une vraie nouveauté aujourd’hui :
- un premier mode opératoire consiste à réduire des dispositifs « milli » ou « micrométriques » jusqu’à atteindre l’échelle nanométrique ; l’exemple souvent cité est celui des puces électroniques, dont les tailles de plus en plus réduites sont le résultat de l’amélioration de technologies de fabrication du silicium.
- un autre mode opératoire consiste à aller du très petit vers le petit. Il s’agit de procédures qui manipulent atomes et molécules pour édifier des nanosystèmes complexes nouveaux, non naturels. Cette approche est rendue possible grâce à la création et au développement d’outils capables de rendre perceptible le millionième de millimètre, et de manipuler la matière à cette échelle. Ce mode repose sur la création de nouveaux instruments : les microscopes par effet tunnel à force atomique, l’électronique de haute résolution, ou encore les pinces optiques permettant de manipuler la matière, atome par atome.

Enfin, les nanotechnologies ouvrent de nouvelles possibilités, générant elle-même d’autres technologies génériques, que sont les biotechnologies et les technologies de l’information, elles-mêmes convergentes avec les sciences cognitives. Comme telles, ces nanotechnologies permettront de nouvelles applications, notamment dans le secteur de l’informatique médicale ou dans celui des nouveaux matériaux avec de nouvelles performances. Sur le plan politico-économique, remarquons que la sophistication des nanotechnologies rendra leur développement et leur utilisation possibles uniquement par des structures techno-industrielles lourdes, ce qui renforcera encore la concentration de grands groupes industriels, en particulier au travers des brevets.

Les nanotechnologies font sans aucun doute partie de ces vagues technologiques qui, comme celle de la biologie synthétique, détermineront notre futur.

Sommaire :
* I. Domaines d’applications des nanotechnologies
* II. Risques sanitaires identifiés
* III. Problèmes éthiques
* IV. Recommandations

Conclusion :
Il n’est pas question de remettre ici en cause globalement les nanotechnologies, ni de faire preuve d’un antiscientisme aussi primaire que le scientisme. Le problème posé actuellement par les nanomatériaux est identique à celui des OGM : les intérêts à court terme des industriels passent avant la protection des citoyens et de l’environnement. Et donc, on commercialise avant d’avoir fait les études de sécurité indispensables. La responsabilité des politiques est sur ce point considérable, dans la mesure où les actuels règlements et lois sont totalement inadaptés aux particularités des nanomatériaux (ainsi, ces derniers échappent au règlement européen REACH, du fait de leur faible tonnage). Mais, pour faire bouger les politiques, la pression citoyenne est indispensable, là encore le rapprochement avec les OGM s’impose. Les problèmes posés par les nanotechnologies sont trop graves pour laisser aux seuls industriels le soin de les résoudre.
ça vous dit quoi ?
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salimbatna



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Date d'inscription : 29/03/2009
Localisation : Algérie

MessageSujet: Re: ATTAC et les nanotechnologies   Ven 21 Aoû - 21:07

bonjour,
l'auteur fait preuve de bon sens concernant les bénéfices et les dangers de cette technologie
mais, faire appel aux écologistes, est une condamnation a morts a cette technologie qui pourrai sauver des vies humaines.
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samuel

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MessageSujet: Re: ATTAC et les nanotechnologies   Ven 21 Aoû - 22:52

Bon je trouve leur texte un peu alarmiste mais acceptable (je craignais du catastrophisme).

Les craintes sont manifestement disproportionnées sur les problématiques de brevets et de multinationales (comme si le progrès dans ce domaine pouvaient s'en passer...). C'est probablement du à leur profil plutôt orienté finance mondiale ...

L'identification du risque pour la santé est correct (en tout cas je le perçoit de la même façon: traversée des membranes cellulaires) le parallèle asbestose/silicose est acceptable comme exemple a condition de bien prendre en compte les proportions.

Sinon mes cheveux se sont dressés sur la tête à la lecture du souhait de traiter ce dossier comme celui des OGM (surtout pas par pitié !)

Un bon point: ils ont cité REACH. En fait la solution par rapport au risque est tout simplement là: Il faut faire progresser REACH et inclure les produits contenant des nanotech volatiles dedans (ainsi que quantité de produits chimiques qui n'y sont pas encore d'ailleur). C'est une réglementation imparfaite, mais c'est sur son amélioration que doivent se porter les efforts en matière de santé publique plutôt que de se focaliser sur la technologie Nanotech en particulier.

Ils s'étonnent que le grand public ne s'intéresse pas à l'enjeu. L'explication est simple: Les ludittes n'ont pas encore trouvé de délire catastrophe à vendre à l'opinion publique (ils se gardent peut être des munitions pour le jour ou le grand public découvrira que comme le nucléaire civil les OGM c'est pas la fin du monde).

N.B. Pour ceux qui ne connaissent pas REACH, c'est par là.
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Marc



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MessageSujet: Re: ATTAC et les nanotechnologies   Sam 22 Aoû - 16:05

Samuel a écrit:
Les craintes sont manifestement disproportionnées sur les problématiques de brevets et de multinationales (comme si le progrès dans ce domaine pouvaient s'en passer...). C'est probablement du à leur profil plutôt orienté finance mondiale ...

Sans doute, en tout cas dans le contexte actuel.

Citation :
L'identification du risque pour la santé est correct (en tout cas je le perçoit de la même façon: traversée des membranes cellulaires) le parallèle asbestose/silicose est acceptable comme exemple a condition de bien prendre en compte les proportions.

Si l'on envisage des effets du type silicose ou asbestose (provoquée par les particules d'amiante), ne faudra-t-il pas prendre d'autres précautions que celles prises dans les mines de charbon au XIX es ou dans les usines et sur les chantiers où on a abondamment utilisé de l'amiante au XX es ?

Citation :
Sinon mes cheveux se sont dressés sur la tête à la lecture du souhait de traiter ce dossier comme celui des OGM (surtout pas par pitié !)

Le dossier des OGM s'est sans doute transformé en quelque chose de souvent compris et vécu de manière irrationnelle. Or ce sont peut-être bien des espoirs et des craintes du même genre qui sont en cause avec les Nanos. D'une part des espoirs de progrès techniques, d'amélioration de nos conditions de vie, voire d'augmentation humaine ; d'autre part des craintes de perte d'identité, d'apparition de nouveau problèmes de santé publique ou de perturbation des écosystèmes.
Si nous voulons éviter (autant que possible) de retomber dans l'irrationnel, il y a un gros travail de communication à entreprendre. Mais attention, à mon avis, cette communication exige de la transparence, pas de la propagande.
Et il nous faudra aller au devant du public, pas attendre qu'il soit "informé" par la téloche.

Citation :
Ils s'étonnent que le grand public ne s'intéresse pas à l'enjeu. L'explication est simple: Les ludittes n'ont pas encore trouvé de délire catastrophe à vendre à l'opinion publique (ils se gardent peut être des munitions pour le jour ou le grand public découvrira que comme le nucléaire civil les OGM c'est pas la fin du monde).

Samuel, tu blagues je suppose.
Je crains que ce ne soit plus complexe. Je ne connais pas beaucoup d'association ou de parti ou d'organisme quelconque dont l'objet soit de s'opposer frontalement au progrès technique (les anabaptistes Amish peut-être ?). Il n'y a pas de parti luddite.
Au contraire, les premiers mouvements luddites, au XIX es, ont été spontanés. Une réaction simple après un raisonnement simple. Je casse les machines parce que je fais une relation directe entre l'arrivée de la machine et la perte de mon emploi.

Par contre, il me semble que les réactions sont aujourd'hui considérablement exacerbées par la loupe médiatique. Toute information étant traitée dans la perspective d'un spectacle, elle doit être émotive (vente de temps de cerveau disponible à Coca-Cola oblige). Des sujets comme le nucléaire, les OGM ou les Nanos, tout ce qui relève des nouvelles technologies, aux pouvoirs supposés à la fois merveilleux et destructeurs est pain béni pour nos metteurs en scène.
Mais les causes sont encore bien plus diverses …

A+
Marc
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samuel

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MessageSujet: Re: ATTAC et les nanotechnologies   Dim 23 Aoû - 17:16

Marc a écrit:
Samuel a écrit:
L'identification du risque pour la santé est correct (en tout cas je le perçoit de la même façon: traversée des membranes cellulaires) le parallèle asbestose/silicose est acceptable comme exemple a condition de bien prendre en compte les proportions.
Si l'on envisage des effets du type silicose ou asbestose (provoquée par les particules d'amiante), ne faudra-t-il pas prendre d'autres précautions que celles prises dans les mines de charbon au XIX es ou dans les usines et sur les chantiers où on a abondamment utilisé de l'amiante au XX es ?
Lorsque je parle d'une identification du risque correcte, je parle de l'échelle de dangerosité mise en avant par Attac. Et on peut considérer que effectivement un produit contenant un composé nanoscopique volatile (intrinsèquement ou suite à détérioration dans le temps) pourrait présenter une dangerosité similaire a celle constatée avec l'amiante.
Mais attention aux proportions ! Un impact environnemental/sanitaire est toujours proportionné à la quantité d'un produit (on parle de centaines de milliers de tonnes pour l'amiante).
Mais attention aux caractéristiques ! Ce n'est pas la taille nanoscopique de la molécule qui la rend intrinsèquement dangereuse mais la façon dont elle réagit avec l'environnement ou le corps humain. Rappelons que la totalité des composés chimiques sont par définition nanométriques, c'est juste la façon de les produire qui jusqu'à aujourd'hui n'était pas à cette échelle.
Pour ce qui est des précautions à prendre, elles sont en train de se mettre en place avec REACH. Il y a de grandes chances que les autres pays dans le monde prennent comme modèle cette règlementation internationale qui est une première.

Marc a écrit:
Samuel a écrit:
Sinon mes cheveux se sont dressés sur la tête à la lecture du souhait de traiter ce dossier comme celui des OGM (surtout pas par pitié !)
[...]Si nous voulons éviter (autant que possible) de retomber dans l'irrationnel, il y a un gros travail de communication à entreprendre. Mais attention, à mon avis, cette communication exige de la transparence, pas de la propagande. Et il nous faudra aller au devant du public, pas attendre qu'il soit "informé" par la téloche.

Franchement je ne sais pas, en vérité le grand public s'en fout complètement, il ne réagit que sur des sujets très émotionnels. J'espère plutôt que les nanotech seront un non-sujet à ce titre (comme auraient du l'être les OGM).
Pour ce qui est de la position des h+, de mon point de vue nous devons clairement dire que nous attendons les effets positifs des NBIC mais que nous ne sommes pas contre leur règlementation raisonnable dans le respect des règles de protection de la santé et de l'environnement.
Je ne pense donc que ce n'est pas aux h+ de communiquer sur ce sujet. Et je suis désolé de te l'apprendre mais le seul canal de communication avec les masses ça reste de toute façon la téloche Razz

Marc a écrit:
Samuel a écrit:
Ils s'étonnent que le grand public ne s'intéresse pas à l'enjeu. L'explication est simple: Les ludittes n'ont pas encore trouvé de délire catastrophe à vendre à l'opinion publique[...]
Samuel, tu blagues je suppose.
Je crains que ce ne soit plus complexe. Je ne connais pas beaucoup d'association ou de parti ou d'organisme quelconque dont l'objet soit de s'opposer frontalement au progrès technique (les anabaptistes Amish peut-être ?). Il n'y a pas de parti luddite.
Au contraire, les premiers mouvements luddites, au XIX es, ont été spontanés. Une réaction simple après un raisonnement simple. Je casse les machines parce que je fais une relation directe entre l'arrivée de la machine et la perte de mon emploi.
D'accord avec ce que tu dis, mais ce que tu as compris n'était pas mon propos. Je me suis mal exprimé. J'aurais du dire néo-luddites et je me référait à une attitude plutôt qu'à un parti en particulier. Le courant néoluddittes est présent dans la plupart des partis politiques, de préférence chez les partis extrémistes mais aussi bien sur chez les écologistes.

En conclusion tu auras sans doute compris que je ne suis pas d'accord avec le papier de Attac et la démarche qu'ils veulent entreprendre. Néanmoins je pense que c'est une base de discussion possible, puisque qu'il n'y a pas de l'irrationnel à gogo mais simplement une mise en avant disproportionnée de risques que je ne partage pas. Enfin je n'oublie pas qu'il est toujours bien d'avoir des opposants "poil à gratter" pour toute technologie, cela en général oblige à plus de transparence. Tant que ces opposants restent dans le champ du rationnel, et ne font pas d'agitprop bien entendu...
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